Prononcer un nom est un geste de respect, afin de le remettre en mémoire et ne jamais l'oublier. Au niveau -1, 28 haut-parleurs diffusent les noms des 25 484 Juifs et 352 Tsiganes déportés entre 1942 et 1944 depuis la caserne Dossin par 28 transports consécutifs. Tous ces noms sont lus, dans l'ordre du numéro de déportation, par les élèves de 17 écoles de Flandre, de Bruxelles et de Wallonie. Dire les noms n'abolit pas seulement l'anonymisation des victimes ; c'est également un acte de résistance face à l'ultime objectif des nazis, la « restlose Vernichtung », l'extermination sans laisser de traces.

 
LEURS NOMS
VOIR AUSSI